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le blog est une imposture de la bonne conscience collective
je vous l'ai déjà dit ?
c'est du bullshit generator façon trèfle triple épaisseur parfumé lotus
on se donne des pseudos, on s'invente des vies
on joue à l'écrivain, à la fille qu'à des trucs à dire, au gars qu'a du style
c'est bien ce que tu écris qu'ils disent, c'est bien, tu devrais en faire un bouquin
sauf qu'un blog c'est juste une autre façon de balancer son ennui à la facebook du monde
c'est un épisode raté de vis ma vie
la vie de ton perroquet
je m'en branle
tu t'emmerdes devant ta télé
je m'en moque
tu n’aimes pas Sarkosy, les JO en Chine et la pluie
moi non plus et alors ?
tu préfères baiser ta femme par derrière
moi j'aime la mienne surtout
tu viens lire tu repars sans rien dire
on s'oublie
on se connaît ou pas
on s'en fout
j'ai plus rien à dire et je crache dans la soupe
et alors ?
j'aime pas la soupe !
le blog c'est juste une façon de faire du porno
sans montrer son cul
moi je préfère le cul
un beau cul d'été
un de ceux qui viennent s'asseoir en terrasse
celui qui vient s'asseoir sur ma bouche
avant on cherchait la plage sous les pavés
aujourd'hui on blogue
c'est une autre façon de faire la révolution
de la psycho de comptoir qui vaut pas une bonne bière
ces gamines qui se prennent en photo devant leur pc
en singeant cindy ou laurie
qui parlent du prince charmant
en s'écrasant le clito sous deux doigts
ces mecs qui font wesh wesh dans la rue
des tatouages dans le cou
estampillés glory hole
mais qui préfèrent se branler devant leur web-cam
le blog, une vie en leasing pour célibataires trentenaires lobotomisés boboïsés
des tranches de vie réinventées, smsées
reloaded
Ctrl F4
ma glande au boulot
tu t'en tapes
les problèmes avec ma mère, ma soeur, mon chien, mon voisin, le balayeur
tu t'en cognes
mon stress, mes colères, mes insomnies
c'est ma vie pas la tienne, ma honte pas la tienne
viens pas chercher dans ma merde un réconfort à la tienne
un coup d'oeil dans le rétro, cligno west side, je me casse à la mer avec mon amoureuse
prochaine sortie à deux cent cinquante bornes, dans trois mois et une mutation
peut-être
ou pas
je suis sage
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jusqu'à demain
(si je vous foutais un smiley pendant qu'on y est !!)
hé.... à demain, ça va, je rigolais...
- Oui, je suis solidaire avec les personnes âgées, moi. Avec l'armistice, avec la journée de solidarité et tout, je fais 5 jours de silence.
- Tu fais le pont ?
- Hein ? Quoi ? Je ne t'entends pas là, je suis déjà partie.
Hop la... Au revoir au revoir Présid....
- Un pont ? Mais c'est un roc !.... c'est un pic ! c'est un cap ! Que dis-je, c'est un cap ? C'est une péninsule !
Attendez, attendez, le temps d'enlever mes lunettes de soleil et je suis à vous.
Voilà...
Enfin non, pas vraiment. Car en ce moment je vis ma vie réelle Je danse nue sur les tables, une bière dans une main, les seins de ma femmes dans l'autre et j'ai beau chercher, je ne trouve rien à vous raconter. Ma vie est faite de départ à organiser, de préavis à donner, de compteurs à relever. La fin d'une époque. Celle de la loose géographique. Sexuelle. Nicotinesque. Jobesque. Peut-être. Vas savoir. En fin de compte, tout n'était peut-être pas perdu, hein Patsy.
Alors.
Y a pas de morale. Pas de règles. Mais.
A toutes les femmes qu'on a aimées qu'on aime et qu'on aimera, à toutes celles qui nous ont désaimées et délaisséees, à toutes
celles qui sont déjà tombées du lit, des nues et le cul par terre, à toutes celles qui se sont déjà pris un vent, une claque et les pieds dans le tapis, que ça ne vous empêche pas de
vous relever et d'y retourner, bande de coquines, petites insolentes inconscientes, non, ça ne doit jamais nous empêcher d'y croire encore. On se relève un peu bancal, on boite la tête haute, le
coeur pansementé mais on y retourne toujours. Les deux mains en avant, les cornes en avant même s'il faut, hein Soex.
Parce qu'un jour, c'est comme ça, on finit toujours par tomber sur un jour de chance, on finit toujours par retomber.
Amoureux.
Let' go girls.
Ah. Je vous ai dit que j'avais de nouvelles lunettes de soleil. Trop sexy.
En mai, fais ce qu'il te plaît qu'ils nous disaient...
C'est comme ça qu'en mai j'ai décidé hier de tester mon nouveau maillot de bain de l'année dernière. Ca faisait comme un air de vacances, un air de déjà vu mais il y a tellement
longtemps, qu'on ne se souvient plus très bien, qu'on ne sait plus trop comment s'y prendre. Les transats. La glacière. Les tongs, où sont mes tongs chérie. Le soleil. Au zénith. Pas la peine de
s'enduire le corps de crème solaire, non pas la peine, j'avais ma chérie tout près qui était là. Sur moi. Pour me protéger qu'elle disait. Indice 72. Pour me protéger de tout, du temps qui passe,
du temps qu'il fait, pour me protéger des bêteuh... vous savez les bêêêteuhhh... ces trucs marrons plein d'ailes et plein de pattes qui viennent te bourdonner dans les oreilles. Dans
les narines. Sur le noeunoeud de ton super maillot de l'année dernière. Ou entre les seins quand t'as pas de chance. Putain de saloperies d'insectes. Je suis phobique des
bestioles. Ca me rend hystérique, les insectes, les marrons foncés, les marrons clairs, les chatains, les bruns, à rayures ou à pois, ça me rend dingue, qu'y voulez-vous, on ne peut pas tout
contrôler. Je peux pas je peux paaaas !!
Comique de situation quand je sens un truc bourdonnant plein d'ailes et plein de pattes contre mes seins. Ca chatouille, ça gratouille, ça fout la trouille surtout. J'approche ma main pour
la (le ?) (les ?) chasser. Au même instant, ma chérie double protection se met à hurler. Je hurle plus fort qu'elle. Je ne sais pas très bien pourquoi je hurle mais je hurle. J'écrase
ma main sur mes seins (oui, j'aime me toucher). Ma chérie écrase sa main contre mes seins (elle aime me toucher aussi). Et là je hurle encore plus fort.
Recomique de situation quand, d'un bond ni leste ni grâcieux, je saute de mon transat, renverse tout au passage et me mets à courir dans tout le jardin dans toute la maison dans tous
les sens, en hurlant le doigt levé bien haut.
Car cette garce poilue et marron sans honneur ni raison m'a piquée sur le doigt. Qui a dit mieux vaut le doigt que le sein ? Y a pas de préférence à avoir et rien de comique non plus. Je
vois bien que ça enfle déjà. C'est tout rouge. Ca fait mal. Un peu. Presque. Pas du tout en fait. Mais ça, je ne le sais pas encore. Je ne sais pas qu'elle m'a raté
cette garce. Juste effleuré du dard, juste piquouillé. Plus con qu'une guêpe franchement. Mais ma chérie triple protection indice 86 qui ne sert à rien même pas le café, dira
qu'il ne faut pas en avoir peur, que j'ai attiré le mal. Hé oh. J'ai rien attiré du tout, moi. 'Faut pas confondre, c'est moi qui ai peur. Et je ne le contrôle pas ça. Je suis associale.
Même des bêtes à guêpe !!
Bref, au bout de trois minutes, j'en avais déjà ras la lunette de soleil du joli mois de mai, moi ! Allez, c'est vite vu, je remballe mes seins, range le maillot dans le placard avec les
tongs et ne sors plus de la chambre. Vive les cols roulés et la sibérie y a pas de gûepes qui piquent à moitié là-bas.
Bon, je vous parle de cette histoire de guêpe. Vous vous en foutez pas mal et vous aurez raison. J'aurais tout aussi bien pu vous parler du voisin pervers qui vous mâte à travers la haie pendant
que vous vous envoyez en l'air. Mais ça, c'est une autre histoire..
Tout aussi peu drôle.
- Le prochain qui me parle de pont, je le balance par dessus bord, ok ?!?
- Tu fais pas le pont ?!?
- Je vieillis, tu sais, je ne suis plus assez souple.
Vous vous souvenez quand on était en troisième ou en seconde et des résumés de textes en français. Cet exercice parfaitement
chiant qui consistait à réduire à une trentaine de lignes un texte de trente pages en trente minutes. Ouais vous vous souvenez hein comme c'était chiant. Mais si vous vous rappelez bien
quand même, c'était ce que choisissaient les pauvres d'esprit, les frileux, les matheux, car les vrais de vrais, les purs, les grands aventuriers des lettres comme nous
autres, blogueurs de la 3è espèce, on n'avait pas peur de se prendre un vent, on assumait notre 4/20, on préférait toujours la dissert.
Mais que sont mes prétentions littéraires devenues ? Ben oui... perdues quelque part entre ici et là-bas sûrement. Car aujourd'hui, alors que je m'emmerde la vie à tenir (seule*) un blog depuis presque trois ans, je me rends compte que je ne disserte absolument plus. Par contre je maitrise à fond le résumé de texte. Je suis la reine du
résumé du texte, l'impératrice du commentaire laconique, la margareth tatcher du post dylanien, la carla bruni de l'absurde à n'y rien comprendre tellement c'est réduit et si
vous n'y comprenez rien c'est que vous aviez qu'à être là.
Mais pour que vous compreniez bien quand même car au fond je suis une fille vraiment très sympa et que ça m'embête que vous veniez lire ce blog tous les jours sans rien y comprendre,
je vais vous faire un petit résumé simple. En deux trois lignes seulement, juste pour vous cracher mes poumons mon bonheur à la
tronche.
Il y a 7 mois, j'arrête de fumer, depuis je ne dors plus sans somnifère, j'ai perdu 10 kilos, mais une fille, non, deux filles me sont tombées dessus. La première est arrivée un vendredi soir et
m'a fait signer un projet de vie commune. La deuxième m'a appelé un jeudi soir et m'a fait signer un contrat de travail. La première m'a donné l'amour, la seconde une augmentation de
salaire. En résumé, je dis oyez oyez arrêtez de fumer les gens, non seulement vous ferez des économies mais en plus vous allez pouvoir payer deux fois plus d'impôt avec cette bloody
augmentation. Surtout vous allez tomber amoureux et vous irez vivre au bord de la mer. En résumé, je dis juste plus belle la vie...
Vous avez compris ? Sinon, je vous donne la version de Patsy Voldemort qui m'est réapparue hier sous la forme vaporeuse d'un Horcruxe msn et qui m'a dit "mais tu vas faire quoi là bas,
revendre des parasols les jours de canicules ?"
* Petite annonce : vieille blogueuse, conne et moche recherche jeune blogueuse, intelligente avec cul d'enfer et drôle.